Qualités technicien de laboratoire

Qualités d’un technicien de laboratoire

Quelles sont les qualités d’un technicien de laboratoire ? La maîtrise des techniques scientifiques est évidemment indispensable, mais elle ne suffit pas à elle seule.

Le travail en laboratoire repose sur des protocoles précis, la traçabilité des manipulations, l’utilisation d’équipements parfois complexes et la capacité à repérer rapidement une anomalie. Rigueur, précision, organisation et esprit critique occupent donc une place centrale dans le métier.

Le référentiel professionnel français du technicien de laboratoire insiste notamment sur le respect des protocoles, la traçabilité, la détection des résultats aberrants, le travail en équipe ainsi que le respect des règles d’hygiène, de sécurité et de qualité.

Voici les principales qualités à développer pour travailler efficacement en laboratoire.

Qualités technicien de laboratoire

1. La rigueur

La rigueur est probablement la qualité la plus importante d’un technicien de laboratoire.

Une analyse repose sur une succession d’étapes qui doivent être réalisées correctement :

  • identification de l’échantillon ;
  • préparation du matériel ;
  • dosage ;
  • manipulation ;
  • utilisation des équipements ;
  • enregistrement des résultats ;
  • nettoyage et rangement.

Une erreur à l’une de ces étapes peut avoir des conséquences sur la fiabilité du résultat.

Le technicien doit donc respecter les protocoles établis et éviter les approximations.

Cette rigueur est également indispensable pour assurer la traçabilité : il doit être possible de retrouver les différentes étapes ayant conduit à un résultat.

Onisep cite d’ailleurs explicitement la rigueur, la minutie et la précision parmi les principales qualités attendues dans plusieurs métiers techniques de laboratoire.

2. La précision

La précision est étroitement liée à la rigueur.

Le travail peut nécessiter :

  • de mesurer de faibles quantités ;
  • de respecter des concentrations ;
  • de contrôler une température ;
  • de préparer des solutions ;
  • de manipuler des échantillons ;
  • d’utiliser des appareils de mesure.

Certains écarts qui paraissent insignifiants dans la vie quotidienne peuvent devenir importants lorsqu’ils interviennent dans une analyse.

Le technicien doit donc être attentif aux valeurs mesurées et aux conditions dans lesquelles l’expérience ou le contrôle est réalisé.

Cette précision concerne également la rédaction des résultats et des comptes rendus.

3. Le sens de l’organisation

Un laboratoire peut traiter de nombreux échantillons et réaliser plusieurs analyses simultanément.

Le technicien doit donc savoir organiser son travail.

Cela suppose notamment de :

  • préparer le matériel à l’avance ;
  • identifier correctement les échantillons ;
  • anticiper les différentes étapes d’une analyse ;
  • respecter les délais ;
  • gérer les consommables et les réactifs ;
  • conserver une traçabilité claire.

Le référentiel professionnel prévoit d’ailleurs que le technicien anticipe les quantités de produits, réactifs et consommables nécessaires à son activité.

Une bonne organisation permet de gagner du temps, mais surtout de limiter les risques d’erreur.

4. La méthode

Être méthodique signifie être capable de suivre une démarche structurée sans brûler les étapes.

En laboratoire, une procédure n’est pas une simple recommandation.

Elle sert à garantir que différentes analyses réalisées dans des conditions comparables produisent des résultats fiables et reproductibles.

Un technicien doit donc savoir :

  1. comprendre un protocole ;
  2. préparer les conditions nécessaires ;
  3. respecter l’ordre des différentes étapes ;
  4. enregistrer ce qui a été réalisé ;
  5. vérifier le résultat obtenu.

Selon le référentiel professionnel, les protocoles utilisés peuvent être rédigés en français ou en anglais et le technicien peut, dans certaines situations, proposer ou appliquer des adaptations limitées avec l’accord de son responsable.

La méthode ne signifie donc pas exécuter mécaniquement une procédure : elle permet aussi de comprendre pourquoi chaque étape est nécessaire.

5. Le sens de l’observation

Un bon technicien doit savoir remarquer ce qui n’est pas normal.

Cela peut concerner :

  • une couleur inhabituelle ;
  • une valeur incohérente ;
  • une contamination ;
  • un comportement anormal d’un appareil ;
  • un échantillon détérioré ;
  • un résultat très éloigné des valeurs attendues.

Cette capacité d’observation est essentielle parce qu’un résultat inhabituel ne signifie pas automatiquement qu’une analyse est incorrecte.

Il faut déterminer si l’anomalie vient réellement de l’échantillon ou si elle peut être liée à la manipulation, au matériel ou aux conditions de l’analyse.

Le référentiel du titre professionnel prévoit justement que le technicien alerte son responsable lorsqu’il rencontre un résultat aberrant et qu’il peut décider de refaire une série d’analyses afin de confirmer ou d’infirmer ce résultat.

6. L’esprit critique

Le technicien de laboratoire ne doit pas seulement produire des chiffres.

Il doit également être capable de se demander :

Ce résultat est-il cohérent ?

L’esprit critique consiste à vérifier les données avant de les considérer comme fiables.

Un résultat inhabituel peut conduire à :

  • vérifier l’échantillon ;
  • contrôler l’appareil ;
  • consulter les résultats précédents ;
  • recommencer une analyse ;
  • signaler une anomalie.

Cette capacité est particulièrement importante en contrôle qualité, où le technicien peut être amené à identifier des non-conformités avant qu’un produit ne soit validé.

Onisep souligne également l’importance de l’esprit critique dans les métiers de contrôle en laboratoire.

7. L’autonomie

Même lorsqu’il travaille au sein d’une équipe, le technicien réalise souvent ses manipulations de manière relativement autonome.

Il doit être capable :

  • d’organiser sa journée ;
  • de préparer ses analyses ;
  • d’utiliser les équipements ;
  • de gérer certains problèmes courants ;
  • d’identifier une situation nécessitant l’intervention d’un responsable.

L’autonomie ne signifie cependant pas prendre toutes les décisions seul.

Dans de nombreux laboratoires, les résultats sont validés par un ingénieur, un biologiste ou un responsable de laboratoire avant leur transmission ou leur utilisation.

L’une des qualités importantes consiste donc justement à savoir distinguer ce que l’on peut gérer soi-même de ce qui doit être signalé.

8. Le goût du travail en équipe

L’image du scientifique travaillant seul devant ses éprouvettes correspond assez mal à la réalité de nombreux laboratoires.

Le technicien travaille généralement avec d’autres professionnels :

  • techniciens ;
  • ingénieurs ;
  • chercheurs ;
  • responsables qualité ;
  • biologistes ;
  • personnels de production ;
  • autres spécialistes selon le secteur.

Il doit donc savoir transmettre clairement une information et signaler rapidement une anomalie.

Onisep met régulièrement en avant le travail en équipe et la communication parmi les compétences nécessaires aux techniciens exerçant en laboratoire.

Un technicien fiable est aussi une personne sur laquelle ses collègues savent pouvoir compter.

9. La capacité d’adaptation

Les laboratoires évoluent constamment.

De nouveaux équipements apparaissent, les logiciels changent, certaines méthodes sont automatisées et les normes peuvent évoluer.

Le technicien doit donc continuer à apprendre tout au long de sa carrière.

Cette capacité d’adaptation concerne notamment :

  • les nouveaux appareils ;
  • les logiciels de laboratoire ;
  • l’automatisation ;
  • les nouvelles méthodes d’analyse ;
  • les procédures qualité ;
  • les évolutions réglementaires.

Onisep souligne par exemple l’importance de s’adapter à l’évolution des appareillages, de l’informatique et des technologies utilisées en laboratoire.

La curiosité scientifique constitue donc un véritable atout.

10. Le respect des règles de sécurité

Un laboratoire peut utiliser des produits chimiques, des échantillons biologiques, des appareils chauffants ou différents équipements présentant des risques.

Le respect des règles de sécurité n’est donc pas facultatif.

Le technicien doit savoir :

  • porter les équipements de protection adaptés ;
  • manipuler les produits correctement ;
  • respecter les consignes de stockage ;
  • éliminer les déchets selon les procédures ;
  • connaître la conduite à tenir en cas d’incident.

Le référentiel professionnel impose explicitement le respect des règles d’hygiène, de sécurité, d’environnement et d’assurance qualité, ainsi que la connaissance des équipements de protection individuelle et collective.

Une personne très compétente techniquement mais négligente sur la sécurité ne peut donc pas être considérée comme un bon technicien de laboratoire.

Quelles compétences techniques faut-il avoir ?

Les qualités personnelles ne remplacent évidemment pas les compétences scientifiques.

Selon la spécialité, un technicien peut avoir besoin de maîtriser :

  • chimie ;
  • biochimie ;
  • biologie ;
  • microbiologie ;
  • méthodes physico-chimiques ;
  • techniques de prélèvement ;
  • instrumentation ;
  • logiciels spécialisés ;
  • statistiques ;
  • procédures qualité.

Les compétences nécessaires dépendent fortement du secteur.

Un technicien travaillant en microbiologie ne maîtrise pas exactement les mêmes techniques qu’un technicien en chimie analytique ou qu’un technicien de laboratoire médical.

C’est pourquoi le choix de la formation dépend avant tout du type de laboratoire dans lequel on souhaite exercer.

Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide consacré aux études pour devenir technicien de laboratoire.

Faut-il être bon en sciences ?

Une bonne base scientifique est nécessaire.

Mais être technicien de laboratoire ne signifie pas forcément être exceptionnel en mathématiques ou connaître toute la chimie et la biologie avant de commencer sa formation.

Les connaissances techniques s’acquièrent progressivement.

En revanche, il faut généralement être à l’aise avec :

  • les mesures ;
  • les proportions ;
  • les unités ;
  • l’interprétation de données ;
  • la logique scientifique ;
  • le respect d’une méthode.

La curiosité et la volonté de comprendre ce que l’on manipule sont souvent aussi importantes que les connaissances initiales.

Qualités technicien de laboratoire

Faut-il être minutieux pour travailler en laboratoire ?

Oui.

La minutie est particulièrement importante lorsqu’il faut manipuler de petites quantités, préparer des échantillons ou réaliser des opérations répétitives avec précision.

Onisep associe directement minutie, habileté manuelle et précision au travail des techniciens d’analyses biomédicales.

Une personne très impatiente ou qui a tendance à négliger les détails peut donc rencontrer davantage de difficultés dans certains environnements de laboratoire.

Cela ne signifie pas qu’il faut être lent : avec l’expérience, un technicien apprend justement à concilier précision et efficacité.

Faut-il aimer travailler seul ?

Pas spécialement.

Certaines tâches nécessitent beaucoup de concentration et peuvent être réalisées individuellement.

Mais le laboratoire fonctionne généralement en équipe.

Le technicien doit être capable de :

  • partager une information ;
  • transmettre un résultat ;
  • signaler un problème ;
  • demander un avis ;
  • travailler avec différents interlocuteurs.

Le référentiel professionnel précise que le technicien peut travailler individuellement ou au sein d’une équipe, généralement de petite taille.

Il faut donc apprécier à la fois l’autonomie et la coopération.

Comment savoir si ce métier est fait pour moi ?

Le métier peut particulièrement convenir à une personne qui :

  • aime comprendre comment les choses fonctionnent ;
  • apprécie les sciences ;
  • est attentive aux détails ;
  • préfère travailler avec une méthode claire ;
  • aime analyser des résultats ;
  • sait rester concentrée ;
  • respecte les règles ;
  • apprécie le travail en équipe ;
  • accepte de continuer à apprendre.

À l’inverse, une personne qui supporte difficilement les procédures, la traçabilité ou les tâches nécessitant beaucoup de précision peut trouver certaines activités contraignantes.

Avant de choisir une formation ou une reconversion, il est donc utile de bien comprendre le métier et les missions du technicien de laboratoire et, lorsque cela est possible, de réaliser une immersion professionnelle.

Les 10 qualités essentielles à retenir

En résumé, un bon technicien de laboratoire doit développer principalement :

  1. la rigueur ;
  2. la précision ;
  3. l’organisation ;
  4. la méthode ;
  5. le sens de l’observation ;
  6. l’esprit critique ;
  7. l’autonomie ;
  8. le travail en équipe ;
  9. la capacité d’adaptation ;
  10. le respect des règles de sécurité.

Ces qualités expliquent aussi pourquoi certains techniciens et techniciennes deviennent rapidement des personnes particulièrement appréciées au sein de leur équipe.

La fiabilité, la précision et l’implication professionnelle sont des qualités qui méritent d’être reconnues. Lorsqu’il s’agit justement de remercier ou de valoriser une collègue, retrouvez également nos idées cadeaux pour technicienne de laboratoire ou notre collection de mugs pour techniciennes de laboratoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Panier

TENTEZ DE GAGNER JUSQU’À -15 %

Tournez la roue pour découvrir votre avantage.
JE TENTE MA CHANCE